Données publiques, Open Data & Data Store

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Open Data

Data Publica est lié depuis sa création au mouvement d’ouverture des données (open data).

Pour tout comprendre sur ce thème, nous avons élaboré un petit lexique des termes de l’opendata que vous pouvez consulter en cliquant sur l’image.

 

Petit Lexique de l'Open Data

 

Le sujet de l’ouverture des données (open data, pour les Anglo-Saxons) est un sujet d’actualité et l’objet de nombreuses discussions, réflexions et actions.  Il l’est devenu  suite à un certain nombre d’événements internationaux récents :

1.   Le lancement par l’administration Obama d’un projet volontariste baptisé data.gov. L’administration fédérale a demandé à tous ses services de « libérer » leurs données en les mettant à la disposition du grand public et des entreprises. Le site data.gov sert de répertoire de ces données et de leur description (les méta-données).

2.   Le lancement par le Royaume Uni d’une initiative baptisée data.gov.uk et portée par Tim Berners-Lee.

3.   Des initiatives dans des pays tels que la Finlande, la Nouvelle-Zélande, l’Irlande du Nord, l’Australie et les Pays Bas.

4.   Des initiatives européenne telles EPSI, Share-PSI et Inspire.

La France est loin d’être inactive dans ce domaine : les premiers éléments remontent au 17 juillet 1978 avec la loi CADA. En 2005, le décret d’application a étendu le champ de la loi à la réutilisation des informations publiques. La mise en place de l’APIE (Agence du Patrimoine Immatériel de l’Etat), la publication par certains ministères de premières données, les travaux de l’IGN et du BRGM, le travail de fond et de sensibilisation du GFII (Groupement Français de l’Industrie de l’Information), des actions de groupes citoyens tels Regards Citoyens, Libertic et la Fing, des initiatives locales telle la publication de données par les villes de Rennes, Paris, Nantes, Marseille et Bordeaux, des projets plus orientés recherche comme Data Lift (soutenu par l’ANR), témoignent d’une activité importante. Un certain nombre d’acteurs économiques ont identifié là un segment de marché et prévoient de s’y positionner avec une offre de produits et/ou de services.

On peut distinguer quatre points de vue dans l’ouverture des données :

1. L’ouverture de données comme moteur économique : en mettant à disposition les données, on stimule la créativité des développeurs d’applications, on permet à des entreprises de fournir des nouveaux services, on stimule l’écosystème : le citoyen/utilisateur en profite, l’économie en profite (emplois/revenus), on valorise ceux qui mettent à disposition les données.

2. L’ouverture des données comme facteur d’amélioration de la société et le concept d’ «externalité positive» : les applications développées à partir des données, même si elles sont gratuites et n’ont pas de modèle économique, ont des retombées positives pour les citoyens et la société en général.

3. L’ouverture des données comme un droit élémentaire des citoyens : l’accès à l’information est une garantie de la transparence du gouvernement, un droit élémentaire d’information, l’accès aux données est un des ingrédients du e-gouvernement. Enfin, cette ouverture ne fait que rendre au contribuable ce qui lui appartient.

4. Les données comme moyen de valorisation directe du patrimoine immatériel de l’Etat (eg IGN, BRGM, Météo France). En vendant les données, l’Etat valorise ses actifs et abonde son budget.

Ces quatre points de vue ne sont ni directement complémentaires, ni directement en opposition. Dans ce contexte, Data Publica est l’une des initiatives les plus abouties. C’est aujourd’hui le troisième annuaires de données publiques au monde et le premier portail francophone de la donnée publique et privée.